Rechercher sur le blog

Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles

mardi 15 octobre 2013

[Correspondance] Notre très chère spécificité... antillaise

"Plus l'esprit est léger et la tête vide, plus la posture est droite" 

(Bernard Willems-Diriken). 


Au cours d'un petit échange amical dont l'université des Antilles-Guyane n'était qu'un prétexte au plaisir du débat contradictoire, c'est tout naturellement que je me retrouve à devoir argumenter sur nos sacro-saintes spécificités insulaires. Cette marotte intellectuelle qui gangrène nos discours, ce postiche qui nous cache et plante nos postures, biberonnés à cette singularité tropicale, depuis la genèse de notre histoire française.

Notre très chère spécificité antillaise

mardi 13 novembre 2012

Compilation des meilleures vidéos de destinations touristiques en 2012 [partie 1]

Le nouveau défi touristique est d'imposer une image de marque forte et distinctive au niveau international. Se distinguer, être reconnue pour ses valeurs régionales, et obtenir une perception positive de ses futurs "clients" sont des objectifs marketing que se posent les destinations touristiques dorénavant.Pour se faire, les organisation touristiques tentent de définir et de communiquer une image de marque qui évoque les émotions, les attitudes ou les états d'esprit liés à une visite de la destination, afin que les futurs voyageurs y associent leurs désirs et leurs aspirations.

Petite compilation des meilleures vidéos de régions touristiques qu'ils nous aient été donné de voir en 2012.

Marque Pérou : campagne de lancement international 2012



Le voyage à Nantes

Le Voyage à Nantes from levoyageanantes on Vimeo.

Québec original : Raconter le Québec



Inspired by Island


Articles que vous pourriez aimer :

jeudi 8 novembre 2012

Top 10 des pires slogans touristiques du secteur public [Partie 2]

Promesse, quand tu nous tiens. Pour vous mettre en appétit et pourquoi pas reboostez votre égo de jeune communicant, voila ce que beaucoup de territoires touristiques sont capables de payer comme slogan publicitaire.



  • L'Ariège c'est un peu comme le Pays Basque, les Pyrénnées sont une source éternelle d'inspiration
  • Qui a dit qu'on ne pouvait pas copier les uns sur les autres ? Parce qu'on a tendance à l'oublier, quand on veut montrer que ce que l'on fait est formidable, alors on le ponctue avec la première lettre de son nom. Exemple : Sur mon blog, on parle de Marketing avec un grand K . De prime abord, ça ne vous semble pas logique mais si je vous fais découvrir cette annonce, vous verrez que tout est possible





  • Ah la Bretagne...
  • J'ai cherché la blague, le jeu de mots, la référence et j'ai fini par m'avouer que mes connaissances personnelles (ce qu'on appelle vulgairement culture générale mais bon..) ne me seraient d'aucun secours. Pourquoi ? Parce que je n'ai pas compris ce slogan. Certes, la Bretagne c'est aimer, oui mais juste aimer ? Et la nouvelle vague dans tout ça, elle vient faire quoi dans ma relation ?






  • Vulgaire Sexy Gironde 
  • Parce que le sexe ne s'est jamais mieux vendu de nos jours, pourquoi les territoires ne pourraient pas, eux aussi, se faire plaisir ? Dit comme ça, on a l'impression de parler de choses sales avec quelqu'un qu'on n'aurait pas vraiment envie de connaitre mais c'était sans compter sur les briseurs de tabous, les avant-gardistes et autres experts en communication... Au départ on commence, souvent avec un jeu de mots "bon enfant" (ohhh, ça va la bien-pensance bobo/catho de gauche/centriste...)
    Fiers, on a créé le buzz tant recherché, on a fait parlé de nous, on a suscité l'envie, on est sortis des sentiers battus, on a débroussaillé les zones humides (ouh je m'emporte). Alors, la Gironde décide de frapper plus fort, quitte à tomber dans le ridicule... un peu quand même, non ?


    La tactique du : je m'en fous 
    On imagine assez mal la Creuse faire sa promotion touristique, parce que creuse ne rime avec rien de bien glamour et/ou sexy. Alors, au lieu de faire un énième jeu de mots qui pourrait par exemple être la Creuse, ça vous creuse (copyright que je viens de déposer, comme ça c'est fait) La Creuse a décidé de faire valoir son patrimoine naturel et ses fleurs et ses jardins. De toute façon moi la Creuse, ça me fait penser à une cure de désintoxication forcée contre la modernisation du monde donc bon... j'hésite à les rentrer dans ce classement finalement.

    Parce qu'on s'en fout que ce Top 10 soit en fait un Top 11 ou 12, on sait bien que c'est une tactique pour attirer les lecteurs, vous n'êtes pas dupes.
    On avait aussi l'Eure avec son fameux Tout commence dans l'Eure ! J'aurais pensé à Tout commence à l'Eure tant qu'à faire mais j'imagine que ça avait déjà été utilisé lors des précédentes campagnes.
    Pour en finir, mon petit bijou, mon petit prix spécial à moi, pour lequel je ne laisserais pas de commentaires parce que pour une fois, il est juste parfait comme il est.


    Vous aimerez certainement :

    lundi 5 novembre 2012

    Top 10 des pires slogans touristiques du secteur public [Partie 1]

    Quand les départements français se lancent dans le marketing territorial, les slogans pleuvent... surtout pour le pire !


  • Parce que l'Aisne, It's Open
  • Quand on parle anglais, on est souvent plus cool, beaucoup plus "oh my god" quoi, You know what I mean ? Si en ce qui me concerne, je ne comprends pas les francophones qui abusent d'expressions anglophones dans leurs phrases, je suis encore moins sensible aux départements qui veulent surfer sur la vague...




    • Dans les Vosges, je vois la vie... en Vosges tiens.
    Dans la rubrique, j'ai décide de ne pas me fouler avec un jeu de mots tout pourri, je demande le département des Vosges bien sur.


    • Alsacez-vous !
    Qui rime aussi bien avec cassez-vous, tirez-vous, pendez-vous... Parce que la culture alsacienne est aussi riche qu'un Bretzel, à quand une reprise antillaise avec le fameux "Bananez-vous", ça ne marche pas vous dites ?




    • Ici, les pyrénnées sont Atlantiques !
    Un cas d'école presque... Le département du Béarn Pays Basque Pyrénnées Atlantiques a demandé à l'agence de communication de faire un slogan tout en casant les mots "Béarn" "Pays Basques" et "Pyrénnées Atlantiques". Démerde toi ! Quand on doit se démerder, ça donne ça




    • Meuse émotions !

    Je ne suis jamais allé dans la Meuse, mais désormais, j'ai l'étrange sensation que tout le monde parle comme seuh leuh beuh! 


    Articles que vous pourriez aimer :


    jeudi 20 septembre 2012

    Les Antilles françaises renouent avec le succès

     


    La Martinique et la Guadeloupe ont le sourire en cette année 2012, puisqu'en plus d'afficher de bons chiffres en terme de fréquentation touristique pour l'année 2011, les perspectives d'évolution pour 2012 voir 2013 sont plus qu'intéressantes.
    Pour rappel et selon les chiffres communiqués par le Comité Martiniquais du Tourisme et le Comité des Îles de Guadeloupe :
    En 2011, la Martinique c'est :
    • 497 000 touristes de séjours (+3.9% par rapport à 2010)
    • 41 000 croisiéristes accueillis
    • Les villas sont le mode hébergement privilégié par 24.6% des touristes de séjour en Martinique
    Les perspectives d'évolution :
    • +1% d'augmentation du nombre de touristes de séjour entre Janvier et Juin 2012 par rapport à la même période en 2011
    • + 262.4% d'augmentation des croisiéristes entre Janvier et Juin 2012, après avoir connu une baisse de 44% en 2011
    • Costa Croisière, MSC, Royal Caribbean et Norwegian Cruise Line programmeront de nouveau la Martinique
    En 2011, la Guadeloupe c'est :
    • 417 800 touristes de séjours (+6.5% par rapport à 2010, record 2008 battu)
    • 53% de répétiteurs (touristes déjà venus) et une progression de 6% des nuitées touristiques
    • 139 396 croisiéristes accueillis
    Les perspectives d'évolution :
    • 307 702 croisiéristes attendus pour l'hiver 2012-2013
    • +6% en volume pour les carnets de commandes sur l'ensemble des machés émetteurs et +8% sur le marché français.
    Pour rester informés de l'actualité touristique aux Antilles-Guyane, rendez-vous sur mon scoopit Veille Antilles Tourisme

    lundi 17 septembre 2012

    Panorama de l'activité touristique selon l'Organisation Mondiale du Tourisme

    Logo de l'Organisation Mondiale du Tourisme
    Pour se tenir informé de l'actualité touristique internationale, un bref coup d'oeil aux publications de l'Organisation Mondiale du Tourisme (O.M.T.) reste de rigueur. Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'Organisation Mondiale du Tourisme  (en anglais : World Tourism Organization (UNWTO)) est une institution spécialisée des Nations Unies destinée à promouvoir et développer le tourisme. Basée à Madrid, l'O.M.T. joue un rôle dans la promotion du développement du tourisme responsable, durable et accessible à tous, en veillant particulièrement aux intérêts des pays en développement.

    La situation en 2011
    • La demande touristique internationale continue sa croissance pour atteindre 983 millions d'arrivées de touristes en 2011 contre 940 millions en 2010. On parle de recettes estimées à 1.030 milliards de dollars (+3.9%)
    • L'Europe, qui absorbe déjà la moitié des arrivées de touristes dans le monde, est la région qui affiche la plus forte croissance (+6%, soit environ 29 millions de touristes supplémentaires)
    • Les régions du Moyen-Orient (-8%) et de l'Afrique du Nord (-9%) sont les deux seules régions à afficher une baisse de leur activité touristique
    La situation actuelle
    • L'augmentation de la demande touristique devrait se poursuivre et les prévisions de croissance sont comprises entre 3 et 4% d'augmentation
    • Le nombre d'arrivées de touristes internationaux devraient dépasser pour la première fois le milliard d'individus en 2012
    Tendances à long terme
    • Le nombre d'arrivées de touristes devraient croître en moyenne de 3.3% d'ici 2030, soit 43 millions d'arrivées supplémentaires chaque année
    • Le nombre d'arrivées de touristes dans les destinations émergentes augmentent deux fois plus vite (4.4%) que dans les économies avancées (2.2%)
    • En conséquence, la part de marché des économies émergentes est passé de 30% en 1980 à 47% en 2011.
    Plus d'informations, en consultant le baromètre du Tourisme publié par l'Organisation Mondiale du Tourisme

    vendredi 7 septembre 2012

    10 chiffres à connaître sur le tourisme des canadiens en Martinique

    Parce qu'il existe trop peu de communications sur les statistiques du tourisme en Martinique, et parce que vous n'avez souvent pas l'envie (soyons honnêtes) de contacter directement le Comité Martiniquais du Tourisme pour les obtenir, laissez-moi vous faire partager ces quelques chiffres et balayer, s'il en était besoin, les idées reçues sur le tourisme Nord-Américain.


    1. Le Canada est le 5ème marché en termes d'arrivées de voyageurs pour la Martinique, derrière la France (1er), les DOM (2ème), l'Europe (3ème) et les autres îles de la Caraïbes (4ème).
    2. Selon le Comité Martiniquais du Tourisme : 9 570 touristes canadiens ont séjourné en Martinique 
    3. Air Canada est la seule compagnie aérienne à desservir la Martinique depuis le Canada en liaison directe. 
    4. Le Tour-Opérateur Vacances Tours Mont Royal propose des séjours vers la Martinique du 24 Décembre au 1er Avril tous les lundis en nolisant les avions de la compagnie Canjet
    5. La destination va bénéficier d'un second vol hebdomadaire Air Canada qui partira tous les mardis de l'aéroport de Montréal (YUL) pour l'hiver 2013 . Il s'ajoute au vol régulier hebdomadaire du Dimanche
    6. En 2013, le nombre de sièges disponibles sur la Martinique depuis Montréal va augmenter de 20% par rapport à 2011 pour atteindre un peu plus de 11 000 places en liaison directe, un record depuis 2007.
    7. Air Canada est la seule compagnie aérienne à desservir la Martinique sur l'année  longue depuis le Canada.
    8. Air Canada relie le Québec, Ottawa, Halifax et Toronto en passant par Montréal à Fort-de-France
    9. La gastronomie est l'un des marchés de niche sur lequel la Martinique souhaite se positionner au Québec ( cf. l'évènement annuel Martinique Gourmande)
    10. 2 900 requêtes mensuelles Google effectuées depuis le Canada ont pour mention : Martinique ou Guadeloupe ?
    11. (bonus) Un billet d'avion pour le mois de Juillet 2012 coûtait 50% moins cher pour aller à Barbade (720 $ CAD depuis Toronto) plutôt qu'en Martinique (1 230 $ CAD depuis Toronto)

    J'aurais aimé pouvoir en faire de même avec la Guadeloupe dans un prochain volet, si vous savez à qui je peux adresser mes doléances, faites le moi savoir ;-)

    A lire : Quand la Martinique prend l'accent québécois sur les réseaux sociaux

    mardi 4 septembre 2012

    Relance du Tourisme : et si les Antilles devenaient une destination Gay-Friendly ?

    En tombant sur une page présentant le Bakoua comme un hôtel Gay-friendly en Martinique, je me suis rappelé cette vidéo des réactions épidermiques de l'UMP Martinique face à l'adoption du mariage gay par le Parti-socialiste. Ainsi, au détour d'une conversation avec @karl_it (oui je dénonce) sur Twitter, je glissais déjà à l'époque, une idée qui ferait pâlir d'envie les plus visionnaires de nos responsables politiques antillais ou finiraient d'achever les dinosaures politiques que comptent ces îles. Pourquoi les Antilles Françaises ne misent-elles pas sur le tourisme gay-friendly pour  dynamiser un secteur touristique éternellement en berne ?


    Noter que selon l'encyclopédie en ligne WIKIPEDIA, le Tourisme Gay ou (LGBT Tourism) correspond à une niche de marché du secteur touristique s'adressant à des personnes cherchant à voyager dans des destinations où ils pourront ouvertement afficher leur homosexualité et/ou des personnes souhaitant voyager en compagnie d'autres touristes gays
    Si l'on ne devait s'intéresser qu'aux chiffres glacés, les raisons d'investir ce marché sont nombreuses :

    • Pour une fois, nos concurrents de la Caraïbe ne seraient pas plus doués que nous dans ce domaine
    • Nous serions les seules îles de la Caraïbe à investir et attirer ce marché de niche.  A noter que Tahiti ne nous a pas attendu pour investir sur ce marché, notamment pour attirer ses clientèles nord-américaines
    • Selon l'Institut du Tourisme Espagnol, les touristes homosexuels consacrent une plus grande partie de leur budget à leurs vacances et dépensent en moyenne 130€ / jour contre 100€ pour les hétérosexuels (sondage Institut du Tourisme Espagnol, 2010)
    • Aux Etats-Unis, on estime qu'ils disposent d'un pouvoir d'achat de 700 milliards de dollars, dépensant 65 milliars par an en vacances soit l'équivalent de 5% des recettes du tourisme aux USA. 
    Plus récemment, le Tour-Opérateur Quiiky, sépcialisé dans les voyages à destination des LGBT, estimait que ce marché représentait près de 7% du chiffres d'affaires du tourisme Italien en 2012 soit environ 3,2 milliards d'euros

    Au-delà des chiffres néanmoins, le tourisme gay est une branche du tourisme à part entière, avec ses offres et tour-opérateurs spécialisés (Gaytitude, BLB Tourisme, Gay-Vaison, Quiiky, Pink TRavel etc...), ses destinations et surtout, son poids croissant dans l'économie mondiale. Dès lors que les bénéfices sont en jeu, les langues se délient et les investissements sont plus faciles à se mettre en place et les billets, toujours verts eux, font oublier un comportement que certains jugeaient jusqu'ici inconcevables. Magique !

    Entendons-nous, les Antilles sont encore loin de pouvoir attirer une telle clientèle mais à l'heure où la première marche contre l'homophobie a eu lieu à Fort-de-France, on peut rêver de voir les comportements évoluer.

    Alors je me pose la question, et si les Antilles Françaises devenaient des destinations Gay-Friendly ?

    Plus d'informations sur le marché touristique LGBT sur gayvoyageur.com

    lundi 23 juillet 2012

    Le voyage et les médias sociaux selon Thomas Cook en France

    Parce que les infographies sont à la mode et que ça me permet d'alimenter le blog tout en écrivant le moins possible, j'use et abuse de ces petites merveilles de résumés. Selon l'agence de voyage numéro 3 dans le monde @sejour_voyage, on confirme par cette petite infographie les grandes tendances du secteur touristique en France. L'heure est à actualiser vos chiffres pour l'année 2011 :
    • 3 internautes sur 4 ont achetés en ligne
    • 1 mobinaute sur 10 a acheté au moins un produit en ligne
    • 34% des recherches sur le mobile concernent le secteur du voyage soit 7 fois plus qu'en 2010
    • 18% des compagnies aériennes permettent aux mobinautes d'acheter leur billet via leur téléphone
    • Avant un achat, 16% des internautes se renseignent sur des sites et blogs spécialisés. Ils sont 9% à le faire via les réseaux sociaux

    jeudi 28 juin 2012

    Pourquoi la Martinique peut devenir une destination culturelle ?

    Un million de touristes...C’était en 2000, autre siècle, autre époque. Aujourd’hui la Martinique se bat pour attirer plus de 600 000 visiteurs sur son territoire. Dans cette morosité ambiante, le Conseil Régional de la Martinique a décidé de faire du tourisme une des priorités de la mandature en l’associant à la valorisation du patrimoine et de la Culture. Il s’est d’ailleurs lancé, en 2011, dans la préparation d’une candidature pour intégrer les prestigieuses Listes du patrimoine mondial de l’UNESCO. A travers ce mémoire universitaire, il s’agit de comprendre comment la Culture peut constituer une ressource d’avenir à la fois pour le tourisme mais aussi pour l’économie des territoires, tout en s’appuyant sur les listes UNESCO, pouvant par ailleurs, se transformer en un outil marketing pertinent dans une stratégie de tourisme culturel. L’étude propose d’aller jusqu’au bout de la démarche, en ne se contentant pas de faire de l’inscription une fin en soi mais plutôt un préalable nécessaire au repositionnement de la Martinique en tant que destination touristique culturelle. 

    Consulter ou télécharger l'étude en ligne menée en Septembre 2011 dans le cadre de ma collaboration avec M. Patrick Chamoiseau pour le compte du Grand Saint-Pierre. 


    mardi 24 avril 2012

    Ma stratégie sur Facebook : Conditions générales (1/3)

    Mes quelques recherches sur les stratégies de marques sur les réseaux sociaux, notamment motivées par le projet que je porte actuellement pour le compte d'une entreprise, m'ont encouragé à formaliser par écrit les quelques idées que je pouvais avoir sur la question. Ce dossier, qui se décompose en trois parties, s'intéresse exclusivement au management d'une page Facebook pour le compte d'une entreprise

    Tandis que beaucoup voient en Facebook le Saint-Graal ultime de leur passage online, certaines entreprises oublient bien trop souvent qu'une bonne stratégie réalisée en amont, bien qu'elle ne se formalise pas sous la forme de passage à l'acte immédiat est source de bénéfices sur le long-terme, à condition que l'organisation soit en capacité à mesurer et évaluer son impact en ligne (R.O.I. / R.O.A.), cela va de soi.

    Pour encourager mon employeur à prendre sa stratégie de communication sociale au "sérieux", je me suis alors permis de rédiger un petit document qui s'apparente à des règles d'utilisations que l'on retrouve souvent dans les jeux-concours. Cette première partie me sert de base de travail, une sorte de contrat où chacune des parties a conscience des efforts à fournir sur le sujet. Les choses sont dites clairement et l'on peut toujours en discuter si l'on n'est pas d'accord, voyez plutôt :


    CONDITIONS GENERALES D'UTILISATION

    • La création d'une page Facebook doit s'intégrer dans une stratégie de communication en ligne générale de l'entreprise et en cohérence avec tous les outils déjà utilisés comme l'e-mailing, les blogs, les différents sites internet, les comptes Twitter etc...
    • Facebook est avant tout un outil au service de votre  stratégie de communication et non l'inverse.
    • Facebook est un réseau social et vous devez accorder une importance toute particulière à la gestion de vos communautés, en déterminant précisément vos postes et budgets affectés à l'animation de vos pages.
    • En communiquant sur Facebook vous acceptez le fait que vous ne pourrez pas tout maîtriser. Votre succès passe aussi par les conversations que les internautes partagent entre eux vis à vis de votre marque.
    • Communiquer sur les réseaux sociaux doit vous obliger à gérer en permanence votre e-réputation. Il ne s'agit plus seulement de chercher à bien communiquer en ligne mais aussi d'être attentif à tout ce qui peut être dit sur votre territoire afin d'adapter votre discours si nécessaire.
    • Votre nombre de fans est moins important que leur taux d'engagement vis-à-vis de votre organisation. Décomplexer vos communautés, ce n'est pas la taille qui compte mais bien votre capacité à intéresser, faire partager et transformer vos fans en futurs clients et/ou ambassadeurs de votre destination.
    • Il n'y a aucun intérêt à recruter des fans si on ne cherche pas à connaître leurs attentes vis-à-vis du produit proposé. Votre nombre de fans est impersonnel, votre communauté est la base de votre notoriété
    • Réseaux sociaux ne riment pas avec zéro euro !
    En passant à la page suivante, vous convenez accepter l'ensemble de ces règles préalables et restez convaincus que la création d'une page Facebook correspond à vos besoins.


    A suivre : Les 8 étapes stratégiques à suivre avant de créer sa page Facebook (partie 2/3)


    vendredi 20 janvier 2012

    Et si vous étiez le CM de la Martinique pour une semaine ?

    La Suède a lancé une initiative fort originale en permettant à un citoyen d'animer le compte Twitter de la destination pendant une semaine par le biais d'un projet appelé : curators of Sweden. Les Suédois partent du principe que dans un monde de communication de masse, la notoriété d'un territoire dépend de la perception qu'on s'en fait à l'étranger, particulièrement dans le monde du tourisme. Ils ont choisi la plateforme de micro-blogging pour des raisons simples :

    • Sa capacité à atteindre un large public en temps réel
    • Sa capacité à mettre à jour et partager des informations
    • Sa capacité à pouvoir engager facilement des discussions
    En d'autres termes, le compte @Sweden sert de caisse de résonnance à un citoyen suédois, durant une semaine complète, qui prend la main sans restriction et peut ainsi diffuser ses idées, ses coups de coeur, ses petits moments privilégiés par rapport au territoire. Bien évidemment le projet souffre de certains écueils, comme l'inégale qualité des tweets des "curators of Sweden" d'où une phase de recrutement et un objectif à bien déterminer. Néanmoins, les administrations publiques doivent comprendre que déléguer c'est aussi prendre le risque de ne pas pouvoir tout contrôler. On peut se demander si réellement les nouveaux followers de @Sweden vont forcément choisir la destination comme lieu de vacances ? C'est encore à prouver..La réponse dans quelques mois, en attendant...

    Si vous deveniez le nouveau community manager de @Martinique, vous twitteriez quoi ?

    lundi 2 janvier 2012

    3 Questions à Patrick Chamoiseau : Grand Saint Pierre, Tourisme, Martinique

    Directeur des projets Grand Saint-Pierre et Embellie des Trois-Ilets en Martinique, Patrick Chamoiseau me racontait il n'y a pas si longtemps son ambition pour ces deux projets d'aménagement. L'occasion pour l'écrivain de nous livrer sa vision sans concession du tourisme tel qu'il devrait se développer aux Antilles-Guyane.
    Fwitourism.blogspot.com vous en livre un extrait.

    « Le problème qui se pose c’est que les visiteurs ne nous ont pas identifiés en tant que destination culturelle »

    Kery RABATHALY : Pouvez-vous nous présenter en quelques mots les objectifs des projets « Grand Saint Pierre » et « Embellie des Trois îlets » ?

    Patrick CHAMOISEAU : Il s’agit de créer deux grandes zones d’attractivité régionale, c'est-à-dire qu’en partant des réalités historiques,mémorielles,géographiques, culturelles et environnementales de Saint Pierre et des Trois-Ilets, tenter de faire de ces lieux des espaces de développement économique, social, culturel, touristique etc.. L’intérêt de créer deux grandes zones, c’est que ça permet de compenser l’hypertrophie du centre Lamentin/Fort-de-France/Schoelcher qui a tendance à absorber tous les équipements culturels et pratiquement toute la vie culturelle et artistique de la Martinique et qui laisse autour de lui une sorte de quasi-désert culturelle dans l’ensemble du pays. Ces deux zones doivent à terme devenir tout naturellement des moteurs de développement économique et sociale du territoire mais plus globalement des éléments d’attractivité du territoire. 

    Je ne crois pas que la Martinique ait une vocation touristique, les pays n’ont pas de vocation touristique, les peuples n’ont pas de vocation touristique, les peuples ont une vocation à la relation, à se connaitre, à se rencontrer, à découvrir leur richesse, leur trésor, leur vision du monde, à créer des sociétés multi composites. C’est ça le grand mouvement du monde…et c’est dans cette mouvance que nous devons nous inscrire, dans un processus relationnel, un processus d’attractivité, de vitalité culturelle. Attirer des visiteurs et attirer des voyageurs de toute nature, de toutes sortes et bien sur l’idée est de réanimer ce que nous avons perdu c'est-à-dire le voyage. 

    K.R. : Relancer l’attractivité de Saint Pierre, c’est aussi relancer l’attractivité touristique, vous en avez parlé avec la création d’un terminal de croisière au sein de l’espace Nord-Caraïbes, est-ce que selon vous le développement touristique doit il s’inspirer de ce qui se fait à la Dominique avec le tourisme vert, ou de Sainte Lucie et Barbade avec un tourisme balnéaire et de masse ou simplement se spécialiser dans l’aspect culturel ?

    P.C. : Je pense que le seul moyen d’échapper au dessèchement à l’heure du tourisme industriel et de son idéologie est de parvenir à un éclat culturel. Cuba est une destination économique et touristique importante tout simplement parce que du point de vue historique et culturelle, Cuba a une très forte visibilité alors que nous on en a pas. Entrer en relation véritable avec les peuples, les cultures, ça c’est exister culturellement, c’est évident. On ne peut pas définir un programme monolithique, c'est-à-dire cibler un tourisme vert, culturel…Je n’aime pas l’idée de mettre le tourisme en premier moi je parle d’attractivité. Quand on voit Saint-Pierre, il est évident qu’on est attiré par sa montagne, la splendeur verte, un écosystème remarquable, en arrière-plan on aperçoit les pitons du Carbet…Il est évident qu’il y a une dimension environnementale et écologique qu’il faut utiliser. Il y a une dynamique à trouver sur la question du vert. L’autre élément est la mer, il y a une dimension maritime et balnéaire indéniable. Il y a aussi la trame urbain qui elle est faite de vestiges, tous ces vestiges doivent représenter des points d’appuis pour mettre en scène la ville nouvelle et c’est là que les artistes vont intervenir pour dessiner le nouveau visage de la ville. On s’aperçoit que les programmes d’attractivité sont donnés par la conformation du lieu, quand les potentialités du lieu sont identifiées.

    Concernant le tourisme, ce qu’il faut comprendre c’est de définir une autre intensité d’attractivité. Quand je vais à Saint Pierre et que je vois que tout est vide, quand je monte au Morne-Rouge et que je vais me baigner à l’Anse Céron ou aux abords de la montagne. Quand je vois que tous les martiniquais sont concentrés dans le sud parce que nous sommes victimes de l’imaginaire occidental avec la plage de sable blanc etc… c’est lamentable. Alors qu’il y a tant de splendeurs et de beautés. Il y a donc un travail à faire pour que ces lieux deviennent attractifs pour les martiniquais, il y un travail à faire sur les imaginaires, sur la représentation qu’ils ont de ces lieux. Et ça ce sont des phénomènes intérieurs qui doivent être traités. Ce que j’appelle l’imaginaire intérieur du pays.

    K.R. : Comment percevez-vous cette campagne de promotion auprès de la population « nous sommes des bâtisseurs de paradis » lancée par le Comité Martiniquais du Tourisme ?

    L’idée d’impliquer la population à la construction de notre bien-être et notre bien-vivre est importante. Le problème est que cette formulation s’inscrit dans les fantasmes et l’idéologie du tourisme industriel qui ont tendance à vouloir que nos pays soient des paradis. Alors les touristes vont pester parce qu’il y a des grèves, parce qu’il y a des coupures de courant, parce qu’il y a un cyclone… alors que nous sommes dans une réalité où la situation économique est difficile, le climat social est tendu, et l’environnement peut s’avérer violent avec des risques de séismes et de cyclones… et ça, si on reste dans l’option du paradis on risque d’effacer le pays sous des modalités artificielles, or il est important que nous jouions la carte de l’authenticité et de la réalité. Vous venez à la rencontre d’une réalité géographique, économique et sociale, et toutes ces réalités font quoi, non pas un paradis mais elles font un pays. On doit sortir de l’idée de paradis et devenir des bâtisseurs de pays.


    Césaire disait déjà « nous avons un paysage, il nous faut en faire un pays ».


    jeudi 22 décembre 2011

    Et si la Martinique trouvait son « why » ?


    Guest-Blogueuse : Anne Emanuelle ZAMEO
    Jeune Martiniquaise de 26 ans, je suis diplômée de l’EGC Martinique, et responsable production-développement dans une agence conseil en communication : CibleS – Les Agences Associées, depuis 2007. Passionnée par la communication, l’économie, le tourisme et la politique, j’aime pousser la réflexion et développer des idées autour de ces thèmes. Je crois en l’avenir de la Martinique, je pense juste que l’on a besoin d’une prise de conscience. Gandhi disait : « Tout ce que nous faisons n’a aucune importance. Mais il est important que nous le fassions, car personnes d’autre ne le fera à notre place ». Alors j’ose développer et exposer mes idées, et surtout les confronter aux avis différents et contre-arguments, car c’est de la confrontation d’idées que naît la synergie, voire le génie ! Aller sur son site : www.com-une-idee.over-blog.com
    Suivez la sur twitter : @aezameo 


    En novembre dernier, les agences AACC Caraïbes (association des agences conseil en communication) ont organisé une conférence dans le cadre de la journée de la pub, animée par le président national de l’AACC, Frédéric WINCKLER, sous le thème : « Des marques qui en ont ». Lors de son intervention, M. WINCKLER a exposé les 3 notions à développer afin de déterminer et communiquer sur une marque. Le « what » : de quoi parle-t-on ? Le « how » : comment cela fonctionne ? Et le « why » : pourquoi est-ce que l’on crée, développe, et vend cette marque (ce produit) ? Plusieurs grandes marques ont été prises à titre d’exemple pour étayer cette méthodologie appliquée : Apple, google, Nike… Puis la question finit par lui demander si ces différents points abordés précédemment étaient applicables en Martinique ? Selon lui, la Martinique peut-être considérée comme un produit, ou mieux, une marque. Le problème c’est que l’on n’a pas trouvé notre « why ». M. WINCKLER est même allé plus loin : on sait ce que nous ne sommes pas, mais sommes presque incapables de dire ce que nous sommes.
    Et si la Martinique trouvait son « why » ? 
    Que sommes-nous ? Une île, parmi d’autres, dans le bassin caribéen, dont la langue officielle est le français, avec un climat tropical, du soleil toute l’année, de plages et des forêts. Allons plus loin : nous sommes une île avec une histoire forte, riche et chargée, très intéressante et des paysages uniques : le morne Larcher, la Montagne Pelée, le Rocher du Diamant, la Caravelle… Certains diront que nous devrions arrêter de nous prendre pour le centre du monde. Reconnaissons tout de même que la structure même de nos paysages, la différence qui existe entre le Nord et le Sud de l’île, le métissage de notre population… rendent des îles comme la Martinique, la Guadeloupe au nord ou Sainte-Lucie plus au sud sinon uniques, au moins exceptionnel. 
    Une fois que nous comprenons cela, pourquoi vendrions-nous la Martinique ? Pourquoi quelqu’un choisirait la Martinique pour ses vacances plutôt qu’une autre destination « soleil » ? Qui suis-je à part une jeune martiniquaise qui aime son île, qui veut y vivre et la voir se développer. Je n’ai pas la prétention d’avoir la ou les réponses, mais il existe tant d’anecdotes sur notre histoire, de manifestations culturelles et musicales organisées sur l’île, de produits artisanaux fabriqués localement dans le respect de la tradition ou dans l’innovation, de restaurants et bars situés au bord de la mer, de personnes créant des entreprises et activités dans le domaine du loisir, de « sié dam bonjou ! » formulés une fois entré dans un lieu public, de sourires accueillant des personnes ayant l’envie et le plaisir de faire découvrir la Martinique à travers des choses simples comme le délice d’une canne dégustée, le rituel du ti-punch (rappelons que notre rhum est l’un des meilleurs, sinon le meilleur du monde) ou encore de notre merveilleuse façon de transformer nos fruits locaux en friandises, jus, nectars et sirops glacés ?... En fait, il s’agit de tout ce qui fait qu’il fait bon vivre en Martinique et que nous aimons notre île (malgré les points négatifs que l’on pourrait soulever). Nous avons tant de choses à partager, tant de choses à valoriser, qu’il serait facile de trouver les « why » de la Martinique. Il sera en revanche plus complexe de trouver une réponse unique, un seul axe, englobant tous nos avantages concurrentiels, le tout dans une synergie certaine. C’est pourtant vital, tout d’abord pour nous-mêmes, peuple Martiniquais .

    Alors, trouver le « why » de la Martinique, et si on s’y mettait ? Tous.

    vendredi 16 décembre 2011

    Tourisme : Sortir de la dépendance française


    La triste multiplication des crises économiques internationales, l'abaissement du niveau de vie des clientèles touristiques traditionnelles, la flambée des prix pétroliers, l'absence d'offre de transport diversifiée... sont autant d'obstacles pour les îles françaises à assurer la qualité de leur fréquentation touristique. Sur des territoires où les clientèles françaises représentent plus de 80% de la fréquentation touristique totale, la nécessité de diversifier les origines géographiques des touristes n'apparaît plus comme un simple objectif stratégique mais une impérieuse nécessité. A lire les dernières enquêtes INSEE, le taux de départ en vacances des Français a progressivement stagné aux alentours des 65% depuis les années 2000. Pour autant, moins de 20% d'entre eux se rendent hors des frontières hexagonales, ce qui représente non plus un marché de 65 millions d'individus à se partager entre toutes les destinations touristiques, mais de seulement 8 millions de touristes tout au plus. Dès lors, il serait judicieux de réfléchir à une meilleure intégration des clientèles régionales  en Guadeloupe et en Martinique. Comment profiter de la montée en puissance des BRIC et notamment du Brésil voisin ? Pourquoi ne pas se donner comme objectif non pas d'atteindre le million de touristes pour 2020 mais plutôt d'augmenter la fréquentation touristique en provenance des îles caribéennes proches, qui peine à dépasser  les 3% par exemple ? Parce que la politique touristique sur les territoires français ne doit pas seulement répondre à un impératif purement mathématique mais dépendre d'une véritable orientation politique (au sens noble du terme) que nous souhaitons pour ces derniers. Les territoires français peuvent-ils continuer à revendiquer leur volonté d'intégrer le grand marché caribéen, leur volonté d'être reconnu par les Etats Caribéens, tout en les ignorant aussi superbement ? Pouvons-nous continuer à faire du tourisme dans l'un des bassins les plus touristiques du monde, tout en ignorant des partenaires, alliés et concurrents. Impossible ! Patrick Chamoiseau le disait déjà très justement " nous aimons bien les touristes mais nous préférons les voyageurs". Il faut comprendre le tourisme non pas comme une simple politique de communication visant à attirer des clientèles étrangères en nombres mais comme une passerelle construite entre les peuples, d'échanges entre des cultures, de partage entre des Hommes. Il n'est pas qu'un simple outil de développement économique, il doit se muer en une véritable politique d'aménagement des territoires contribuant à l'attractivité de ces derniers sur le plan international.
    La Dominique voisine, en l'absence d'aéroports internationaux, a su, elle, profiter de la proximité de la Martinique et de la Guadeloupe pour lui fournir le quart de ses touristes tandis qu'un autre quart provient des autres îles de la Caraïbe. D’autres Etats voisins accueillent, eux aussi, entre 25 % et 50 % de leur clientèle en provenance de la Caraïbe : Anguilla, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines ou Grenade. 
    Parce que toute dépendance n'est naturellement pas saine, les îles Françaises feraient mieux de se concentrer d'avantage sur des marchés jusqu'alors inconnus et qui pourtant ne se trouvent... qu'à portée de vue.

    Pour en débattre avec des sources :

    lundi 12 décembre 2011

    Culture Pub : Tourisme en Guadeloupe, c'était comment avant ?

    Suite de notre revue des grands spots publicitaires vantant les atouts des îles francophones. Menu du jour : la Guadeloupe de 1986 à nos jours.

    Ministère des DOM-TOM
    Agence, Suresnes : Feldman Calleux & Associés
    Producteur, Paris : Hamster Productions

    Les îles de Guadeloupe (2002)
    Les îles de toutes les découvertes

    PRODUCTION

    Agence, Paris : Publicis Etoile
    Producteur, Saint Cloud : Première Heure


    Le site de l'INA rencontre des difficultés quant à l'exportation de ses vidéos, pour visionner cette publicité directement à partir du site merci de cliquer ici 

    Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe (2005)

    PRODUCTION

    Agence, Neuilly sur Seine : Resonnances
    Producteur, Paris : Blue Marlyn


    Le site de l'INA rencontre des difficultés quant à l'exportation de ses vidéos, pour visionner cette publicité directement à partir du site merci de cliquer ici 

    Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe (2007)
    Archipel de Guadeloupe : des îles de caractère
    Certaines images datent déjà de campagne précédente

    Vidéo supprimée sur Youtube (une prochaine version sera bientôt mise en ligne)

    Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe (2007)
    Spot publicitaire long




    Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe (2009)
    Archipel de découvertes
    Tiens, ça me rappelle des campagnes précédentes, pas vous ? Parce qu'en Guadeloupe, le recyclage c'est gratuit et surtout facile à faire.

    samedi 10 décembre 2011

    Culture Pub : Tourisme en Martinique, c'était comment avant ?

    Pour votre plus grand plaisir, voici un florilège des spots touristiques présentant la Martinique sur les écrans francophones. C'est comme regarder de vieilles photos d'écoles, on préfère en rire...

    Si t'es passion t'es Antilles (1986)
    Offices de Tourisme Martinique / Guadeloupe

    Martinique : la Star (2002)
    Réalisation : Ferrucci Jean Dominique
    TF1 Pub Productions

    Le site de l'INA rencontre des difficultés quant à l'exportation de ses vidéos, visionnez cette publicité directement à partir du site en cliquant ici


    La Martinique : l'île où le soleil vous parle (2003)
    Réalisation / Production : Agence Objectifs Productions

    Le site de l'INA rencontre des difficultés quant à l'exportation de ses vidéos, visionnez cette publicité directement à partir du site en cliquant ici


    Film Infomercial - Business du CMT  diffusé sur LCI (2005)
    Réalisation : Jean de Loriol 
     Producteur Exécutif : Richard Martineau - 

    Partez en vacances en Martinique (2008)







    jeudi 8 décembre 2011

    Îles Françaises vs Îles Anglaises : 2 communications touristiques à la loupe



    En s'attardant sur les officiels des destinations caribéennes, on distingue très clairement deux techniques de communication qui s'affrontent. L'une, celle des îles anglophones (et je pourrais rajouter hispanophones) qui se préoccupe avant tout de l'image renvoyée par la destination. L'autre, celle des îles françaises qui se préoccupe également de l'image renvoyée par l'administration responsable du tourisme. Les bureaux touristiques anglophones choisissent généralement une ébauche de positionnement pour décrire leur territoire et permettre aux visiteurs potentiels de qualifier en un clin d'oeil leur futur lieu de vacances. Une tactique mise en place naturellement dans le souci de se démarquer d'une concurrence exacerbée entre îles toutes plus petites les unes que les autres. Barbade, forte de son succès, a choisi dans son référencement internet de garder un positionnement plus classique en s'appropriant les stéréotypes des stations balnéaires tropicales (plages, hôtels, vacances) avec "Barbados, Caribbean vacations" tandis qu'à Sainte-Lucie on préfère miser sur la romance et les lunes de miel avec "St. Lucia, your caribbean romantic getaway". Alors qu'à la Dominique, on a très clairement miser sur le thème de l'écotourisme avec "Dominica, the nature island" ; Grenade et les Grenadines font plutôt référence à l'aspect chaleureux et dynamique de ces îles avec "Grenada, the spice of the Caribbean" où un clin d'oeil amical est adressé à la Martinique... Pour autant, toutes ces destinations ont le point commun d'éviter à tout prix de parler de l'administration touristique qui chapeaute l'ensemble et ce, afin d'éviter de faire de l'ombre au produit final qui reste avant tout le territoire. C'est peut-être ici, la meilleure technique de marketing dont les îles françaises devraient s'inspirer. 
    En faisant quelques recherches sommaires sur Internet, on remarque très vite que la Martinique et la Guadeloupe sont tout de suite identifiées à travers deux entités institutionnelles, respectivement le Comité Martiniquais du Tourisme et le Comité des îles de Guadeloupe. Vous ne venez plus découvrir une destination, vous allez à la rencontre du site officiel des comités touristiques. Dès lors, la définition même d'une amorce de positionnement sur le marché touristique devient inutile. Une particularité française qui se retrouve à la fois dans le référencement internet, sur le site internet de la destination mais aussi les comptes officiels sur les réseaux sociaux etc... Dès lors, il est pratiquement impossible de faire la différence entre le Comité et la Destination qui semblent ne former qu'un seul et même ensemble. Malheureusement ce mélange des genres pose de vrais problèmes de légitimité, et affaiblit le soutien populaire dont le territoire pourrait bénéficier puisque dans son fonctionnement, il tend à déporter les griefs générés par l'un sur l'autre et inversement. 
    Une question demeure : Qui voulons-nous réellement mettre en avant ? Quelle gloire avons-nous de positionner l'administration plutôt que la destination ? Parce que ce changement implique une vraie remise en question du marketing touristique à l'antillaise, il n'est peut-être pas près d'arriver aussi vite que prévu...

    mercredi 7 décembre 2011

    What's happening in the Caribbean ?


    "Puerto Rico does it Better" the island unveils new marketing campaign
    Le Puerto Rican Tourism Company a dévoilé une nouvelle campagne de communication à destination des Etats-Unis afin de booster sa fréquentaiton touristique. La campagne de communication aura couté 20 millions de dollars US avec une attention particulière sur les réseaux sociaux (nouvelle page Twitter, lancement d'une application smartphone, Youtube videos, d'un nouveau site internet etc...). Puerto Rico, a must-see destination !

    UK travel tax stays, the CTO "failed"
    L'Organisation touristique de la Caraïbe (C.T.O.) s'était déplacée à Londres afin de convaincre le gouvernement de réajuster ses taxes aéroportuaires. L'objectif étant de diminuer les taxes aéroportuaires pour les passagers partant en vacances dans les Caraïbes, et de les aligner au même niveau que celles appliquées sur des marchés concurrents comme les Etats-Unis par exemple. L'opération fut un échec puisque non seulement le gouvernement anglais a refusé l"initiative mais a également prévu d'augmenter cette taxe dans un futur proche.   On parle déjà d'une baisse de la fréquentation touristique de 2012 pour des îls comme Barbade, où 40% de leurs visiteurs sont originaires de Grande-Bretagne.

    St Lucia embrases health and wellness niche
    L'ile s'est dôtée d'un tout nouveau Spa, construit au beau milieu d'une plantation où poussent des fruits et légumes locaux. Dirigés par deux entrepreneurs locaux Mama la Terre Spa offre même à ses visiteurs des huiles essentielles fabriquées sur place. Un bel exemple de reconversion économique pour d'anciens exploitants agricoles.

    Vous aimerez peut-être

    Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...