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mardi 19 mars 2013

La Croisière : un secteur clé du tourisme caribéen

France-Antilles consacrait un dossier à la découverte du secteur de la croisière dans la Caraïbe qui draine chaque année plus de 5 millions de visiteurs dans la région. Petit tour d'horizon pour ceux qui veulent en découvrir d'avantage.




6 destinations captent 75% des croisiéristes 

Les trois-quart des bateaux de croisière font escale au Mexique, au Bahamas, aux Iles Caïmans, à Saint-Martin, à Porto-Rico et aux Îles Vierges américaines. Depuis 1990, les croisières se sont d'ailleurs d'avantage orientées vers la zone occidentale de la Caraïbe (Bahamas, Porto-Rico, Jamaïque etc... avec 46% du flux de croisière en 2005 contre 27% en 1990). Les parties orientales et méridionales (les Antilles français par exemple) ont vu leur part de marché chuter à 34% en 2005 contre 57% en 1990. Seul Saint-Martin a réussi à maintenir son niveau de 1990.

St Kitts, 40 000 habitants et 350 000 passagers par an
Ce petit territoire a démarré ses investissement dans le secteur de la croisière "seulement" au début des années 2000. Aujourd'hui, l'île fait mieux que la Martinique ou la Guadeloupe en termes de performances avec 350 000 passagers chaque année et 10 bateaux accueillis par semaine. Même constat pour Sainte-Lucie, île plus proche mais plus petite que la Martinique, avec 500 000 passagers accueillis chaque année. Kelly Fontenelle, ministre du Tourisme de Sainte-Lucie poursuit : " Beaucoup de professions sont directement impactées par cette fréquentation : commerces, taxis, restaurants... Notre population est sensibilisée à la question du tourisme. Elle sait combien c'est important pour notre économie."

Devenir un port d'attache : nouvelle objectif du marché

Avec l'augmentation du coût des carburants, le prochain défi de nombreuses destinations caribéennes est de devenir un port d'attache afin de combler la distance avec la Floride. Les compagnies gagnent aussi beaucoup d'argent avec les excursions vendues sur les destinations, elles privilégient donc celles qui leur proposent les programmes les plus diversifiées et intéressants pour leurs passagers.

jeudi 14 février 2013

La Caribbean Tourism Organization recommande le visa unique entre ses pays membres

The Caribbean Tourism Organization (C.T.O.) ou l'Organisation du Tourisme de la Caraïbe (O.T.C.) est basée à Bridgetown (Barbade) est s'est fixée comme objectif de développer un tourisme durable au sein de la Caraïbe et en particulier ses pays membres. La Guadeloupe ainsi que la Martinique en sont membres et pour rappel, la conférence sur le tourisme organisée par la C.T.O. se déroulera à Fort-de-France en fin d'année.

La multi-destination : un objectif régional


Soucieux de développer le système de transport aérien au sein du bassin caribéen, tous les pays de la région s'interrogent sur les mesures nécessaires pour accomplir cet "exploit" et surtout à terme, renforcer les collaborations entre états touristiques et développer les séjours multi-destinations, une des priorités du Comité Martiniquais du Tourisme.

Vers un modèle Schengen à la caribéenne


Si le désenclavement régional reste une priorité pour l'O.T.C., un certain nombre de recommandations ont été émises par son groupe de travail chargé du transport aérien réuni à Antigua avec notamment la création d'un visa unique. S'appuyant sur le modèle européen et son espace Schengen, le visiteur pourrait avec un seul visa, parcourir l'ensemble des destinations caribéennes en plus de réduire les frais de transport aérien et améliorer leur expérience de voyage.
Plus d'informations ici : http://bit.ly/XBuiV1


mardi 4 septembre 2012

Relance du Tourisme : et si les Antilles devenaient une destination Gay-Friendly ?

En tombant sur une page présentant le Bakoua comme un hôtel Gay-friendly en Martinique, je me suis rappelé cette vidéo des réactions épidermiques de l'UMP Martinique face à l'adoption du mariage gay par le Parti-socialiste. Ainsi, au détour d'une conversation avec @karl_it (oui je dénonce) sur Twitter, je glissais déjà à l'époque, une idée qui ferait pâlir d'envie les plus visionnaires de nos responsables politiques antillais ou finiraient d'achever les dinosaures politiques que comptent ces îles. Pourquoi les Antilles Françaises ne misent-elles pas sur le tourisme gay-friendly pour  dynamiser un secteur touristique éternellement en berne ?


Noter que selon l'encyclopédie en ligne WIKIPEDIA, le Tourisme Gay ou (LGBT Tourism) correspond à une niche de marché du secteur touristique s'adressant à des personnes cherchant à voyager dans des destinations où ils pourront ouvertement afficher leur homosexualité et/ou des personnes souhaitant voyager en compagnie d'autres touristes gays
Si l'on ne devait s'intéresser qu'aux chiffres glacés, les raisons d'investir ce marché sont nombreuses :

  • Pour une fois, nos concurrents de la Caraïbe ne seraient pas plus doués que nous dans ce domaine
  • Nous serions les seules îles de la Caraïbe à investir et attirer ce marché de niche.  A noter que Tahiti ne nous a pas attendu pour investir sur ce marché, notamment pour attirer ses clientèles nord-américaines
  • Selon l'Institut du Tourisme Espagnol, les touristes homosexuels consacrent une plus grande partie de leur budget à leurs vacances et dépensent en moyenne 130€ / jour contre 100€ pour les hétérosexuels (sondage Institut du Tourisme Espagnol, 2010)
  • Aux Etats-Unis, on estime qu'ils disposent d'un pouvoir d'achat de 700 milliards de dollars, dépensant 65 milliars par an en vacances soit l'équivalent de 5% des recettes du tourisme aux USA. 
Plus récemment, le Tour-Opérateur Quiiky, sépcialisé dans les voyages à destination des LGBT, estimait que ce marché représentait près de 7% du chiffres d'affaires du tourisme Italien en 2012 soit environ 3,2 milliards d'euros

Au-delà des chiffres néanmoins, le tourisme gay est une branche du tourisme à part entière, avec ses offres et tour-opérateurs spécialisés (Gaytitude, BLB Tourisme, Gay-Vaison, Quiiky, Pink TRavel etc...), ses destinations et surtout, son poids croissant dans l'économie mondiale. Dès lors que les bénéfices sont en jeu, les langues se délient et les investissements sont plus faciles à se mettre en place et les billets, toujours verts eux, font oublier un comportement que certains jugeaient jusqu'ici inconcevables. Magique !

Entendons-nous, les Antilles sont encore loin de pouvoir attirer une telle clientèle mais à l'heure où la première marche contre l'homophobie a eu lieu à Fort-de-France, on peut rêver de voir les comportements évoluer.

Alors je me pose la question, et si les Antilles Françaises devenaient des destinations Gay-Friendly ?

Plus d'informations sur le marché touristique LGBT sur gayvoyageur.com

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